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 Close your eyes...

10/11/2008

 

Mes instantanés d'une soirée.
(7 novembre 2008)




............................La foire St Romain et ses lumières
File d'attente du cinéma.....................................
.........Le film qui défile.
..............Deux jambes qui se frôlent dans la pénombre.
Une main qui commencent à jouer avec mes doigts....
.....................Deux sourires qui se rapprochent doucement.
....Quelques kilomètres à pied ? Même pas peur !
........................Une nuit au creux d'ses bras.
Un samedi matin tellement léger et lumineux.......





 

Catégorie : Les nouvelles du jour...

 Les ravages de la télé.

25/10/2008

 

En cet instant même, la superbe et douce Norah Jones embrasse Jude Law, parfait comme à son habitude.
Humm s'cusez moi, j'crois j'm'égare ! My Blueberry Nights ça me réussit pas.
Nan, nan, j'vous jure ça va.
Hum.
En ce moment, j'm'éclate carrément. La fac me prend pas trop de temps, j'y retrouve des visages familiers, je rencontre plein de gens "cool" (comme dirait l'autre...). Et j'ai mon temps libre.
Artistiquement parlant c'est le pied j'crois.
Première séance d'enregistrement des voix off de Blanche Hoschedé. Mon mercredi après midi, la Bouille, studio.
J'aime ça. Devant mon micro. "Vas y, parle. Nan, c'pas bon ! Vas y... Ouais, a y'est !"
Un Mac qui fait des siennes, mais finalement des pistes audio plutôt correctes, j'suis plutôt fière de moi.
Ensuite. Vidéo.
Cette année, notre groupe a subi des modifications. Nous accueillons deux nouveaux et affichons des désertions. Et cette année, réunions-meetings super sérieuses comme Patricia en rêve depuis qu'elle nous connaît. Nous participons à des concours de courts métrages, nous visons donc une réalisation, si ce n'est parfaite, au moins extrêmement correcte.
Du pain sur la planche qui nous attend, mais nous sommes prêts, nous y arriverons !
Le théâtre. Waow. On va avoir du boulot mais ça va être un méchant pied.
L'Almendra, c'est officiel, le lieu vient de faire sa renaissance. Depuis le 15 octobre, et ce durant un mois, enchaînement de spectacles gratuits. Et nous, le LET, devenons plus qu'un cours d'élèves, nous devenons une troupe.
Nous, les K-Barrés, puisque tel est notre nom, jouons les 11 et 13 novembre. Et juste après, nous enchaînons sur notre travail. Cette année, on oublie les scènes de films, nous passons aux films entiers ! Et Christine a bien l'intention de nous faire viser les festivals de Théâtre au premier semestre de 2009.
Ensuite, ben c'est de l'à-côté.
Y'a la gratte, je continue à raper consciencieusement mes petits doigts.
Y'a mon p'tit rouquin qui m'a proposé un rôle en comédie musicale.
Et y'a p'tet une place pour moi dans ZiXiA. On va aggraver la quantité de pluie en Normandie. =p



(...)



En attendant, ben, moi j'ressens un vide bizarre. Un vide inhabituel. J'crois pas que j'avais ressenti ça avant.
La vie est belle, mais en attendant... moi j'ai sacrément envie de chialer à des moments dans la journée, mais j'sais pas pourquoi.
J'aime pas ça ! Nan, mais vraiment pas du tout, en plus...







"The farther where I try to hide, the deeper I feel this emptiness inside..."

 

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 WTF ?!?

29/9/2008

 

Nous sommes lundi soir.
Normal. Comme toute semaine qui se respecte elle commence par un lundi.
Les deux jours de week end sont passés comme une heure.

Gros stress et audition ratée.
Larmes à effacer.
Direction Yvetôt-City.
"Rétimare en fête."
Caméra au poing avec mon Félisk.
Concert des 'tits gars.
Deeeenver, le dernier dinosaure !!!
Petits rapeurs ratés.
Retour à Rouen.
Les touristes sur le Pont Flaubert.
Dérushage dominical et matinal.
Problématique de la guitare en vélo.
Après midi passé à jouer de la gratte.
Lundi matin brumeux.
Débarquement à la fac.
Sauvée grâce à BNJ.
Une 'tite heure de retard.
Une 'tite demie-heure pour manger.
Un cours de compréhension orale.
Fin des cours à 14h.
Retour maison.
Nouvelle séance de dérushage.
Jouer de la gratte jusqu'à plus avoir de doigts...
Ecrire un article, assise dans un bon fauteuil, à regarder "Das Leben der Anderen".





N'avais-je pas dit que c'était le premier jour du reste de ma vie ?

 

Catégorie : Les nouvelles du jour...

 ...

19/9/2008

 




AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

 

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 Conservatoire, ça devient concret...

3/9/2008

 

(Entre Marianne.)
Marianne : Encore ici, seigneur Octave ? et déjà à table ? C'est un peu triste de s'enivrer tout seul.
Octave : Le monde entier m'a abandonné ; je tâche d'y voir double, afin de me servir à moi-même de compagnie.
Marianne : Comment ! pas un de vos amis, pas une de vos maîtresses, qui vous soulage de ce fardeau terrible, la solitude ?
Octave : Faut-il vous dire ma pensée ? J'avais envoyé chercher une certaine Rosalinde, qui me sert de maîtresse ; elle soupe en ville comme une personne de qualité.
Marianne : C'est une fâcheuse affaire sans doute, et votre cœur en doit ressentir un vide effroyable.
Octave : Un vide que je ne saurais exprimer, et que je communique en vain à cette large coupe. Le carillon des vêpres m'a fendu le crâne pour toute l'après-dînée.
Marianne : Dites-moi, cousin, est-ce du vin à quinze sous la bouteille que vous buvez ?
Octave : N'en riez pas ; ce sont les larmes de Christ en personne.
Marianne : Cela m'étonne que vous ne buviez pas du vin à quinze sous ; buvez-en, je vous en supplie.
Octave : Pourquoi en boirais-je s'il vous plaît ?
Marianne : Goûtez-en ; je suis sûre qu'il n'y a aucune différence avec celui-là.
Octave : Il y en a une aussi grande qu'entre le soleil et une lanterne.
Marianne : Non, vous dis-je, c'est la même chose.
Octave : Dieu m'en préserve ! Vous moquez-vous de moi ?
Marianne : Vous trouvez qu'il y a une grande différence ?
Octave : Assurément.
Marianne : Je croyais qu'il en était du vin comme des femmes. Une femme n'est-elle pas aussi un vase précieux, scellé comme ce flacon de cristal ? Ne renferme-t-elle pas une ivresse grossière ou divine, selon sa force et sa valeur ? Et n'y a-t-il pas parmi elle le vin du peuple et les larmes du Christ ? Quel misérable cœur est-ce donc que le vôtre, pour que vos lèvres lui fassent la leçon ? Vous ne boiriez pas le vin que boit le peuple ; vous aimez les femmes qu'il aime ; l'esprit généreux et poétique de ce flacon doré, ces sucs merveilleux que la lave du Vésuve a cuvés sous son ardent soleil, vous conduiront chancelant et sans force dans les bras d'une fille de joie ; vous rougiriez de boire un vin grossier ; votre gorge se soulèverait. Ah ! vos lèvres sont délicates, mais votre cœur s'enivre à bon marché. Bonsoir, cousin ; puisse Rosalinde rentrer ce soir chez elle.
Octave : Deux mots, de grâce, belle Marianne, et ma réponse sera courte. Combien de temps pensez-vous qu'il faille faire la cour à la bouteille que vous voyez pour obtenir ses faveurs ? Elle est, comme vous dites, toute pleine d'un esprit céleste, et le vin du peuple lui ressemble aussi peu qu'un paysan à son seigneur. Cependant, regardez comme elle se laisse faire ! - Elle n'a reçu, j'imagine, aucune éducation, elle n'a aucun principe ; voyez comme elle est bonne fille ! Un mot a suffi pour la faire sortir du couvent ; toute poudreuse encore, elle s'en est échappée pour me donner un quart d'heure d'oubli, et mourir. Sa couronne virginale, empourprée de cire odorante, est aussitôt tombée en poussière, et, je ne puis vous le cacher, elle a failli passer toute entière sur mes lèvres dans la chaleur de son premier baiser.
Marianne : Etes-vous sûr qu'elle en vaut davantage ? Et si vous êtes un de ses vrais amants, n'iriez-vous pas, si la recette en était perdue, en chercher la dernière goutte jusque dans la bouche du volcan ?
Octave : Elle n'en vaut ni plus ni moins. Elle sait qu'elle est bonne à boire et qu'elle est faite pour être bue. Dieu n'en a pas caché la source au sommet d'un pic inabordable, au fond d'une caverne profonde : il l'a suspendue en grappes dorées au bord de nos chemins ; elle y fait le métier des courtisanes ; elle y effleure la main des passants, elle y étale aux rayons du soleil sa gorge rebondie, et toute une cour d'abeilles et de frelons murmure autour d'elle du matin au soir. Le voyageur dévoré de soif peut se coucher sous ses rameaux verts : jamais elle ne l'a laissé languir, jamais elle ne lui a refusé les douces larmes dont son cœur est plein. Ah ! Marianne, c'est un don fatal que la beauté ! - La sagesse dont elle se vante est sœur de l'avarice, et il y a plus de miséricorde pour ses faiblesses que pour sa cruauté. Bonsoir, cousine ; puisse Cœlio vous oublier !
(Il rentre dans l'auberge et Marianne dans sa maison).
 
 Les Caprices de Marianne
(Acte II, scène 1)
Alfred de Musset 

 

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